Côté production, à moins de deux mois des premières répétitions, la pression monte. La metteure en scène rencontre tous les concepteurs qui me demandent de rendre des comptes. Je n'ai pas terminé la deuxième version du texte qui précise des choses fondamentales. Cette version est en friche. Je ne peux pas la transmettre en l'état, ni la faire lire, un peu comme un peintre qui recouvre une toile d'un voile lorsqu'il prend une pause. Ecrire pour le théâtre demande de l'humilité. Pour que les partenaires du travail avancent, il faut s'avouer imparfait et laisser les autres visiter une maison en chantier pour qu'ils décident de l'ameublement et des couleurs. La deuxième version doit être terminée à la fin de la semaine. Je n'y arriverai pas.